Développeur : Tango Gameworks

Éditeur : Bethesda

Plateformes : PC, XONE, PS4

Date de sortie : Octobre 2017

Sebastian Castellanos, protagoniste du premier « The Evil Within », a triomphé des horreurs du STEM contrôlé par Ruvik. Cependant, notre héros garde de nombreuses séquelles des événements subits et celui-ci est en quête de réponse sur l’organisation Mobius qui, par le biais de notre ancienne équipière Juli Kidman contacte Sebastian afin qu’il pénètre à nouveau la machine dénommée STEM et aille restaurer le noyau de la machine qui n’est autre que sa fille présumée morte Lily.

Le STEM, de grosses baignoires reliées à un cerveau.

L’histoire prend place quelques temps après les évènements du premier jeu et nous replonge dans le STEM (Machine créée par l’organisation Mobius, dont l’objectif est de lier les consciences des humains et ainsi les contrôler par la peur.)
The Evil Within 2 prend le parti du semi open world, en effet nous nous retrouvons dans la ville d’Union qui n’est autre qu’une projection mentale construite à partir du STEM. La ville en elle-même, se présente donc comme un Open world dans lequel nous pouvons nous promener bien qu’infestée de hantés. Le système d’open world, bien connu de nos jours n’a jamais réellement eu sa place dans le monde de l’horreur, de fait, les endroits exigus sont de meilleurs stimuli pour la peur mais rassurez-vous, certains passages vous feront peur. Le jeu étant pensé ainsi, jamais vous n’êtes en sécurité à l’exception de planque disséminées dans la ville. Toutefois, le jeu n’est qu’un semi open world, vous naviguerez donc entre diverses zones ouvertes reliées par des zones plus linéaires.

Les ordinateurs de  » La Moelle » sont une bonne idée pour relier logiquement des zones dans un monde dénué de sens.

Nous reprenons très vite les habitudes prises sur le premier jeu. Seul le côté Open world et le système de couverture apportent de la fraîcheur au gameplay. Cependant, il faut souligner que cela ajoute un côté infiltration au titre mais qu’il reste assez basique. Vous ne ferez probablement pas le jeu entier discrètement à moins que vous ne soyez fou. Les zones sont pensées en open world, par conséquent attendez-vous à être souvent pris au piège. La fuite est désormais une option et en difficulté cauchemar ou classique, celle-ci deviendra une habitude tant vous pourrez vite mourir. Pour évoquer rapidement les armes, celles-ci sont les mêmes qu’au premier jeu bien que des quelques nouveaux carreaux pour votre arbalète feront leur apparition.
Notre personnage est un peu moins rigide que dans le premier jeu, mais il arrive de ressentir une certaine lourdeur dans ses mouvements face à des infectés se mouvant très rapidement. Fort heureusement nous pouvons accroître les compétences du héros via un arbre des compétences nous donnant accès à de diverses aptitudes à améliorer à coup de gel vert, allant de notre barre de santé à notre capacité d’infiltration, les armes peuvent également être améliorées par l’utilisation de pièces détachés, trouvables un peu partout dans le jeu. Par ailleurs, cet aspect recherche d’items apporte beaucoup à ce jeu, en effet cela vous pousse à faire des quêtes secondaires et à explorer l’intégralité des zones ouvertes pour être sûr de ne manquer de rien face aux boss.


Eh oui ! Les boss, parlons-en rapidement, sans être transcendants, ils vous apporteront leurs lots de sueurs froides en difficulté élevée. Ayant fait le jeu la première fois en difficulté cauchemar (équivalent de difficile), certains boss sont de vrais sacs à PV et vous ferons ressentir le manque permanent de munitions propre au survival horror. Cependant bien que certains boss de The Evil Within 1 sont assez emblématiques comme Laura, ce sont les hantés basiques qui vous poseront le plus de problèmes.


Nous affrontons donc essentiellement des infectés cherchant à nous dévorer, jusque-là c’est assez classique pour un jeu d’horreur. Le bestiaire n’est composé que de 4 ou 5 types de monstres sans compter boss et mini-boss. On aurait aimé une plus grande diversité parmi les ennemis. Cependant les hantés dont le jeu est pourvu vous donneront du fil à retordre. En effet il n’est pas question de tuer les zombies aisément comme dans 80% des jeux actuels d’un tir à la tête, les hantés peuvent endurer jusqu’à (en moyenne) trois tirs dans la tête avant de mourir et bien plus dans le corps rappelant au passage les premiers Resident Evil.

C’est principalement dans leurs déplacements que les hantés peuvent nous mettre une misère, il n’est pas aisé de mettre des headshots en séries quand plusieurs infectés sont à vos trousses et leurs mouvements sont assez irréguliers pour qu’au début vous manquiez souvent vos tirs. Il m’est d’ailleurs apparu dommage d’avoir retiré le système d’allumettes du premier jeu permettant de brûler plusieurs monstres en même temps et offrant une touche d’originalité au premier jeu, mais cela peut être simplement nostalgique car vous n’aurez guère besoin d’allumettes.

Soulignons également que la lanterne du premier jeu laisse place à une lampe torche plus classique dans le genre. Après il est vrai que justifier que notre héros se promène avec une lanterne sur lui dans une ville de nos jours, me semble difficile.
Parlons très brièvement des graphismes du jeu. Géré par un STEM Engine visuellement correct, The Evil Within 2 offre de temps à autres de beaux panoramas et l’on croit à la direction artistique du titre. La ville dans laquelle vous opérez, Union, est une ville dévastée par la rupture progressive de l’équilibre mental entre les différents survivants du STEM. Au même titre que dans le premier jeu, plus vous avancerez dans l’histoire plus l’environnement se dégradera. Ainsi nous pouvons parler de bons graphismes sans que ceux-ci ne soient sublimes, car certaines textures ne semblent pas terminées principalement vers la seconde partie du jeu.

La DA participe à l’ambiance

Passons maintenant à la narration du jeu, il FAUT impérativement avoir fait le premier jeu avant de commencer celui-ci car le joueur peut très vite se retrouver perdu tant le lien entre les deux opus est fort. Il est à noter que le scénario du premier jeu était assez dense, parfois la compréhension du scénario était proche du film Inception de Christopher Nolan.
Ici le scénario est plus simple, vous devez retrouver votre fille Lily et vous allez tout mettre en œuvre pour atteindre cet objectif. En entrant ainsi dans la vie de Sebastian, cela nous donne un sentiment fort au point que l’on s’attache facilement au héros et l’on veut la réussite de son aventure. Cette étape est importante car nous ne connaissions que trop peu Sebastian dans le premier « The Evil Within ». Bien évidemment, de nombreux obstacles viendront vous barrer la route et ce dès le début du jeu où un certain Stefano Valentini.

En chair et en os, votre photographe du coin, prêt à vous tuer

Teasé bien avant la sortie du jeu par Bethesda, sans spoil quoi que ce soit, cet artiste fou rappelant notre personnage dans Layers of Fear ou Jhin de League of Legends, cherchera à vous tuer et il s’agit là selon moi, de l’un des meilleurs antagonistes tout jeu d’horreur confondus.
La narration du jeu se déroule bien et chaque événement est intéressant et important pour la bonne compréhension de l’histoire. Il est utile de noter que les quêtes secondaires ne sont pas nombreuses mais bien écrites et mises en scène bien que celles-ci restent relativement simples. Le jeu assume son côté horreur par une mise en scène forte, vous serez le plus souvent pris dans l’ambiance horrifique, la tension monte de plus en plus jusqu’à une seconde partie du jeu calmant l’horreur pour se concentrer sur l’histoire de nos personnages.
Parlons de la bande son. Pour faire simple, c’est selon moi LE point fort du titre ! Les cris des monstres sont extrêmement angoissants, chaque hurlement vous annonce les ennuis à venir et l’on reconnait bien le type de monstre en fonction du bruit qu’il effectue. Les doublages des personnages humains sont bons que ce soit en anglais ou en français et les musiques sont très bonnes et collent bien à l’univers du jeu. Tout comme le premier jeu, on y retrouve quelques musiques de style classique rendant l’écoute d’autant plus agréable, comme le clair de lune de Debussy, ou bien la sérénade pour cordes de Tchaïkovski servant de thème au personnage de Stefano.


Pour une première partie le jeu tient environ une bonne quinzaine d’heures, à noter que le titre dispose d’une bonne jouabilité via le New game plus, et que celui-ci dispose d’un mode vue à la première personne, aussi depuis peu, le mode Akumu a fait son grand retour. Si vous cherchez du challenge commencez le jeu en difficulté cauchemar directement et vous devrez y trouver votre compte.

Points positifsPoints négatifs
(+) Un excellent scénario(-) Un peu cliché par moment
(+) Un semi Open world efficace(-) Une seconde partie en demi-teinte
(+) Une bonne rejouabilité via les modes de difficulté (-) L’horreur est moins présente
(+) Un antagoniste mémorable
(+) Une bonne durée de vie (entre 10 et 15h )
(+) Des animations et bruitages de hantés efficaces
(+) Un Sebastian + attachant

Note finale : 16/20

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