Développeur : Moon Studios

Éditeur : Microsoft Studios

Plateformes : XONE, PC, Switch

Date de sortie : 11 Mars 2015

Ori : soit on vous en a parlé une fois, soit vous en parlez tout le temps

Un vent de fraicheur, c’est ainsi que j’ai perçu l’annonce de Ori and the blind forest sur la console de Microsoft.
A une époque où les FPS pullulent sur les marchés, que les jeux deviennent tous plus insipides les uns que les autres, les développeurs de Moon Studios avec l’appui de Microsoft publient en septembre 2015 Ori And The Blind Forest.
Un Plate-former dans un style de metroidvania alliant des graphismes somptueux avec une bande originale à vous faire douter de la qualité de toutes les anciennes OST que vous écoutez en boucle.

Pour ma part, il s’agit du jeu m’ayant plongé dans l’univers des indépendants (même si cette appellation reste discutable dans son cas, pour cela je ne le remercierai jamais assez).
Sans Ori, j’errerais sans doute encore dans le désert des jeux ne procurant aucunes émotions dont on nous abreuve aujourd’hui encore.

Nous allons donc dès maintenant entrer dans le vif de la forêt. Comme d’habitude ce test est garanti sans spoil et ne fera que présenter en gros ce qu’est Ori, les différentes mécaniques du jeu ainsi que des aspects esthétiques et musicaux. Mon conseil est avant tout de faire Ori dès que possible, ce jeu est excellent.

La scène d’introduction vous permettra en moins de 10 minutes de comprendre qui vous êtes, quelles sont les problématiques et ce que vous allez devoir faire pour y remédier. Vous êtes Ori, un petit être issu de l’arbre des esprits, cet arbre régit chaque partie de la forêt et s’assure un maintien de l’équilibre. Or un jour, alors que vous êtes en train de vivre paisiblement avec Naru, la forêt commence à se dégrader, la nature se fait moins abondante et les recherches en nourritures plus compliquées.

Je ne dévoilerai rien de plus sur cette introduction par respect pour votre découverte. Cependant, elle fait pour moi partie des meilleures introductions dans l’histoire du jeu vidéo.
Vous devez donc redonner la lumière de l’arbre aux esprits et pour cela comme classique du jeu vidéo, il vous faudra raviver les trois éléments de la forêt (le feu, le vent et l’eau). Si l’on peut penser que l’on peut faire ces éléments dans l’ordre, il n’en est rien, le chemin est pré-établi par le jeu et vous devrez impérativement le suivre.

Construit comme un metroidvania, vous avez en théorie accès à toutes les zones si et seulement si vous avez tous les pouvoirs, et ceux-là ne peuvent être récupérés que dans l’ordre, ce qui peut offrir un léger sentiment de frustration car le jeu vous fait croire à un sentiment de liberté.

C’est ce gros arbre là qu’il vous faut raviver

Encore un metroidvania donc ?


Vous allez donc pouvoir progresser dans la forêt des esprits en toute tranquillité… Que nenni ! Contrairement à son apparence très douce et calme, Ori est un jeu assez difficile, vous ne disposez que de quelques points de vie et la moindre erreur peut être rapidement fatale. Sans être impossible, les néophytes des jeux de plate-forme auront des difficultés sur certains passages du jeu qui demandent de l’adresse et de la rapidité. Je vous mets en lien deux séquences type de plate-forme.


Les séquences de plate-forme sont les phases de gameplay les plus intéressantes et heureusement les plus présentes.
Correctement exécutées, elle vous procurent de vrais sentiments d’accomplissement car même si vous les réussissez du premier coup, vous pouvez sentir que ce n’était pas quelque chose de facile.

Bien sûr cela reste incomparable à un Super Meat Boy où la difficulté est faîte pour vous casser. La difficulté est ici gérée de sorte que ce soit suffisamment difficile pour que vous recommenciez souvent mais pas trop non plus pour ne pas définitivement vous dégouter du jeu.
Aussi, le jeu dispose de phases de combat, et là je dois dire que c’est le point faible de Ori, si le système en lui-même n’est pas mauvais, il reste très basique. Pour affronter vos ennemis, vous n’avez pas de grandes options, en fonction de votre avancement dans le jeu vous pourrez soit renvoyer leurs attaques, soit les écraser à la manière d’un Mario. Mais la plupart du temps vous vous contenterez de spam la touche d’attaque ce qui est relativement peu intéressant.

En parlant d’avancement dans le jeu, vous disposez d’un arbre de compétences divisé en trois catégories que vous pourrez améliorer avec des points que vous récolterez en éliminant des ennemis ou en trouvant des cellules de compétences cachées sur la carte. A noter également que l’on peut trouver des cellules de vie augmentant le nombre de vie dont vous disposez et des cellules d’énergies augmentant la quantité d’énergie. « A quoi sert l’énergie ? » Me direz-vous lecteurs attentifs que vous êtes.

L’énergie sert à faire des attaques plus puissantes en maintenant le bouton d’attaque. Ou bien plus utile, elles permettent de créer des liens d’âmes, ceux-ci vous accordent le droit de sauvegarder votre progression car celle-ci n’est pas automatique. Des raccourcis peuvent également être ouverts avec son utilisation.
Il est donc vivement conseillé de faire attention à son énergie car si vous ne sauvegardez pas beaucoup et que vous vous retrouvez dans une situation où la mort vous attend, attendez-vous à reprendre depuis un point de contrôle lointain.

Vous devrez trouver des pierres cartes à incruster dans ces tables pour avoir accès à l’entièreté de la carte de la zone

La direction artistique : Mais on est où là ?


Je ne pense pas avoir besoin de développer longuement sur l’aspect graphique de Ori and the blind forest, les images précédentes montrent clairement que ce jeu est d’un point de vue graphique une pure merveille.
A eux seuls, les images de ce jeux lui ont permis de se faire connaître du grand public et la majorité des joueurs en ont entendu parler au moins une fois.
Il n’y a qu’à observer la hype générée par l’annonce de la sortie d’une suite pour comprendre à quel point Ori a touché les joueurs en plein cœur.
C’est son aspect graphique qui donne tout son charme au jeu, chaque nouvel environnement donne lieu à de magnifiques images dignes d’être presque toutes sur un fond d’écran tant elles sont de bonnes factures. Comme d’habitude je pense que montrer certains décors est bien plus parlant que les mots :

Comme vous pouvez le voir sur ces images, les couleurs sont savamment utilisées, la direction artistique travaille aussi bien les nuances de bleues que d’oranges/rouges.
Le plus impressionnant reste qu’à aucun moment vous n’avez le sentiment d’être sorti d’une cinématique, le tout est fluide et vous resterez en permanence ébahis par les environnements.
Si bien qu’en retournant sur d’autres jeux, vous vous demanderez vite si les graphismes comme ceux de Ori valent mieux que ceux de jeux photoréalistes, bien sûr ce débat n’a pas de sens car aucune vrai réponse ne pourra y être apportée.

Le seul aspect négatif des graphismes est que les environnements restent basiques, j’aurai apprécié qu’une direction artistique pareille me permette de voyager dans des environnements moins convenus que feu/glace/nature bien que ceux-ci soient excellemment exécutés. La zone du bois brumeux apporte ce côté original et une meilleure exploitation de celui-ci aurait été appréciée.

On s’y perd on s’y perd dans les bois brumeux

Une bande-son ? Ou juste un concert symphonique de qualité ?


Comme les graphismes, pas besoin d’en discuter longtemps, c’est beau, les bruitages sont bons et l’on reconnait bien chaque action et ennemi au son.
La bande originale composée par Gareth Coker qui a aussi fait des thèmes de Minecraft et de ARK est tout simplement merveilleuse.
Elle s’accorde parfaitement au jeu, on y ressent intensément toutes les émotions que le jeu véhicule.
Elle s’écoute aussi bien lorsque l’on souhaite se détendre ou simplement lorsque l’on recherche de la musique de bonne facture. Enregistrée par un orchestre, elle rendra certaines séquences du jeu quasi inoubliables.
Le seul conseil que je puisse vous donner et d’aller écouter cette bande-son disponible sur Youtube ou simplement d’y prêter attention lors de votre session de jeu.
En conclusion nous avons un excellentissime jeu proposé par Moon studios. Lors de votre parcours de Ori and the blind forest, vous allez vivre ce que vit le petit Ori, ses joies, ses peines.
Vous rencontrerez différents personnages qui vous aideront ou non dans votre quête mais ne vous laisseront pas indifférent. Tout est mesuré, les seuls mots qui permettent de décrire l’effet procuré par une session complète de jeu sur Ori est que celui va vous émouvoir de toutes les façons possibles et cela sans aucune utilisation des mots. Ici, ils sont inutiles.

Points positifsPoints négatifs
(+) L’ambiance qui se dégage du jeu(-) L’aspect metroivania aurait pu être plus poussé
(+) La direction artistique et les graphismes somptueux(-) Le système de combat n’est franchement pas intéressant
(+) La bande originale : Du miel pour les oreilles
(+) Des personnages attachants
(+) Des émotions partout
(+) Des déplacements fluides et dynamiques
(+) Une assez bonne durée de vie (15h) pour un petit prix (20€)

Note finale : 18/20

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