Développeur : MachineGames, Arkane Studios, Panic Button Games

Éditeur : Bethesda Softworks

Plateformes : PC, PS4 XONE, Switch, Stadia

Date de sortie : 2019

Les nazis sont toujours en vie et vous, vous êtes toujours là pour mettre un terme à leur folie.

De nombreuses années ont passées depuis que BJ Blazkowicz et son équipe de résistant ont mis à mal le régime nazi à la fin de Wolfenstein II : The New Colossus.

MachineGames a su remettre au goût du jour la série des Wolfenstein avec The New order qui permit à cette série mythique des Fast FPS de faire son entrée dans les nouvelles générations de consoles et PC.

C’est donc avec ce quatrième épisode depuis le renouveau de la série que MachinesGames vient conclure cette génération avec un jeu cette fois-ci plus timide, le prochain épisode (Cyberpilot) ne donnant aucunes nouvelles.

Youngblood c’est quoi ?

C’est avant tout un FPS dynamique où vous incarnez les deux filles jumelles de Blazko le Barjo, bien décidées à retrouver leur père pris au piège par les nazis dans la ville de Paris.

Vous aurez donc à arpenter les rues de Paris en 1960 en coopération avec l’IA ou petite nouveauté un second joueur avec qui vous allez massacrer des nazis et mettre un terme à l’occupation de Paris.
Comme toujours l’univers de Wolfenstein est une uchronie dans laquelle les nazis ont gagnés la seconde guerre mondiale grâce à l’utilisation de la bombe atomique qui a réduit les États-Unis à l’impuissance tout comme dans le roman de Philip.K.Dick, le maître du haut château.

Le petit Berlin, une zone assez réussie de la ville de Paris sous l’occupation

Vous allez alors évoluer dans un Paris sous occupation allemande et votre objectif sera de faire tomber des grands bâtiments appelés « frères ».

Nous nous retrouvons donc dans un monde semi-ouvert avec des objectifs principaux et secondaires rappelant un certain Dishonored.
Si l’idée d’un monde ouvert où vous pouvez tuer librement du Nazi semble être une excellente idée, la réalité est un peu plus décevante.

Paristadt n’est pas très grand et vous demandera TRÈS fréquemment de faire des allers-retours qui ne manqueront pas de vous fatiguer.

Les souterrains étant le point culminant de ce problème, ils vous feront perdre parfois la tête à rejoindre certains objectifs dont l’indication n’est pas très claire.

En revanche il semble essentiel de dire que la ville est assez réussie, les zones sont belles, très représentatives de ce qu’aurait pu donner la victoire des Nazis sur notre capitale.
La liberté offerte par ce monde semi-ouvert est dans l’ouverture des maisons donnant un aspect intimiste entre vous et la ville que vous souhaitez sauver.

On regrette cependant qu’à l’exception de la Tour Eiffel et des catacombes, aucun autre monument de Paris n’est clairement montré et l’on peine à la reconnaître par moment.

Mais qu’ont-ils fait ?

Alors ça se joue comment ?

Wolfenstein c’est pas nouveau, votre objectif : Tuer le plus de Nazis possible.

Et dans cet opus vous allez pouvoir effectuer vos carnages avec un ami grâce à l’option de coopération. Il est vivement conseillé de le faire avec une connaissance en local ou en ligne car l’IA est assez stupide et ne sera pas d’une grande aide.

Comme dans les précédents opus vous aurez accès à environ une dizaine d’armes qui vous permettrons d’anéantir vos ennemis en les mitraillant ou en les faisant exploser dans des effusions de sang.

Vous disposez d’une roue d’armes et d’un arbre de compétences avec des améliorations relativement intéressantes allant de l’invisibilité à la charge physique pour littéralement rouler sur les nazis.

Petite nouveauté : vous disposez désormais d’un niveau de joueur, ce niveau vous permet de récupérer des points de compétences pour vos différents attributs. Mais surtout les ennemis disposent également d’un niveau ce qui rend certains combats un peu trop longs car ils apparaissent comme des sacs à PV et faisant des dégâts proches du One shot dans certaines situations.

Et lorsque l’on se fait descendre notre personnage se retrouve au sol et vous aurez l’option de soit revenir à la vie en usant d’une de vos trois vies, soit d’attendre que votre allié vous relève (s’il prend trop de temps une vie sera prise).

Un détail supplémentaire : Vous affrontez de nombreux ennemis et il arrivera très fréquemment que des nazis apparaissent directement sur vous rendant certaines situations assez complexes et pas forcément des plus logiques.

Les filles de BJ ?

Jessie et Soph, les deux jumelles de notre BJ prennent la relève dans cet opus pour retrouver leur père et libérer Paris par la même occasion.

Si de base l’idée s’avère intéressante, sa réalisation l’est beaucoup moins. Les deux personnages montrent une différence nette au début du scénario et perdent complètement cet aspect dès les premiers pas dans Paris pour au final n’être que des enfants tueuses de nazis avec aucun sérieux et très peu de gravité alors qu’elles font face à une occupation totale de la ville.
Il y a une légère alchimie entre les deux persos qui lors de temps de chargement se taquineront ou lors de combats s’aideront au travers de signes qui augmentent pendant un court instant leurs capacités.
Elles restent cependant assez anecdotiques et l’on se surprend à se languir du temps où l’on contrôlait Blazko et son sarcasme naturel.

Plus de développement des deux personnages aurait été grandement apprécié.

Quelques échanges interviendront entre les deux protagonistes

Arkane est là ?

Si vous êtes familiers avec Arkane studios (Dishonored, Prey (2017)), vous savez qu’ils ont leurs propres petites touches.

Et dans ce Wolfenstein Youngblood on ressent cette patte Arkane au travers de la présence d’un Hub central avec des quêtes sur tableau, déplacement rapide par des cartes présentes sur la map et de nombreux objectifs secondaires qui apparaissent à l’écran avec ou sans votre intervention.

Mais cela ne s’arrête pas là, Wolfenstein II avait entamé le processus de la polyvalence du gameplay que Youngblood vient développer un peu plus au travers des différentes possibilités pour accéder à un lieu, mais également de par la verticalité de ses environnements, passer par les toits est devenu possible dans cette série et mettre des têtes aux nazis depuis de longues distances fais un bien fou à la série. On déplorera malheureusement l’absence d’un vrai fusil de précision.

Il vous appartiendra donc de choisir comment vous voulez vous débarrasser de l’occupation de Paris, avec délicatesse ou en fonçant purement et simplement dans le tas.

Le hub central est assez beau tout comme l’ensemble du jeu bien que quelques textures soient assez désagréables.

Et quand c’est fini ?

Youngblood n’est pas très long, vous en aurez pour une dizaine d’heure pour tout compléter et les challenges endgame ne sont pas très intéressants.
Le jeu reste néanmoins assez jouable si vous avez besoin d’extérioriser un quelconque sentiment de frustration.
L’histoire en elle même est très simple bien qu’un léger revirement de situation apparaisse vers la fin du jeu et l’on peut déplorer cette perte d’intérêt scénaristique qui faisait pour la force des deux autres Wolfenstein.

On prendra donc ce Youngblood pour ce qu’il est : Un petit jeu pas très cher qui vous permet pour la première fois de défourailler des nazis avec un ami.
Il vous tiendra un petit moment occupé à nettoyer les rues de Paris avec vos doubles fusils à pompes mais une fois terminé, vous vous direz que les anciens étaient mieux et repartirez aussitôt dessus.

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Points PositifsPoints négatifs
(+) Un bon défouloir entre potes(-) Pas très inspiré sur le scénario
(+) Un petit prix (30€)(-) Jess et Soph trop enfantines
(+) Les animations de corps à corps(-) Des allers-retours encore et encore
(+) Des interactions coop sympathiques…(-) …On en aurait voulu plus
(+) Le Gameplay de Wolfenstein toujours aussi efficace (-) Les souterrains sont de trop et nuisent à la verticalité du Gameplay

Note finale : 10/20

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