A l’occasion de l’E3, de nombreux stores mettent à disposition des démos de jeux indépendants. Le but premier étant de donner une visibilité à des titres parfois méconnus, c’est avec un grand plaisir que je me lance dans cette expérience.

Pour la première fois, je vais m’adonner à un type nouveau d’article. Il s’agira de publier directement un test court d’une démo puis après la sortie de l’article, continuer à l’update de sorte à ne pas avoir un trop grand nombre d’articles sur le site. L’idée est de mettre sur un pied d’égalité toutes ces démos pour donner envie ou pas d’essayer ces jeux ! J’espère que ça vous plaira 🙂

  • N°1 : Sail Forth
  • N°2 : Sable
  • N°3 : A Juggler’s Tale
  • N°4 : Tunic

Nous commençons alors avec pour premier jeu Sail Forth et en voici la fiche technique :

N°1 : Sail Forth : un jeu d’exploration navale

Développeur : David Evan Games

Éditeur : The Quantum Astrophysicists Guils

Genre : Indé, Aventure

Plateformes : PS4, SWITCH, XONE

Yoho Hissez les voiles jeune mousse !

J’ai lancé ma session sur la démo de Sail Forth sans vraiment trop savoir à quoi m’attendre. Mes connaissances en jeux nautiques s’arrêtant aux Assassin’s Creed 4 et Rogue ainsi qu’à Sea of Thieves, il me tardait de voir ce qu’un petit studio indé allait bien pouvoir produire d’intéressant à ce sujet.

Première remarque, j’ai été séduit par la DA, bien que très minimaliste, elle apporte un côté très enfantin à un jeu qui est en fait plutôt difficile. Le temps de prendre en main la manette j’ai senti que quelque chose n’allait pas, comme si mon bateau n’avançait pas très vite.

Évidemment c’est parce que je n’avais pas bien placé ma voile… ^^ A cet instant j’ai vite compris que le jeu n’allait pas me faire de cadeaux, si je ne faisais pas d’efforts pour naviguer, je n’allais pas avancer bien loin.

Sail Forth se présente comme un petit jeu d’aventure et d’exploration. Vous contrôlez un navire et vous explorez différentes zones avec des petites actions présentes dans chacune.
Ici, Il ne semble pas y avoir de quête principale. Votre seul objectif sera d’amasser des ressources en détruisant d’autres navires ou en pillant des îles. Ces ressources vous permettent d’améliorer votre bateau, de recruter un équipage ou tout simplement de construire une véritable flotte.

Au vu des ressources que j’ai amassé lors de mon run (environ 2h). J’ai le sentiment qu’il va falloir de très nombreuses heures de jeux pour avoir un équipement décent puisque j’avais à peine de quoi réparer mon bateau après les affrontements. Il s’agit d’un jeu où le farm est une nécessité.

Un avis plutôt mitigé…

Bien que j’ai apprécié ma session sur Sail Forth, je dois dire que certains éléments m’ont inquiétés quant à sa durabilité. Le jeu est plaisant mais la navigation m’a semblé tout de même trop aléatoire par moments.
Sans vouloir être de mauvaise foi, le vent soufflait un peu trop fort et dirige de trop nos actions. Quand bien même cela apporte un aspect « réaliste » au jeu, nous y perdons beaucoup en plaisir du fait de devoir changer de cap très fréquemment.

A cela j’ajouterai que lorsque nous changeons de map, 3 fois sur 4 je me suis retrouvé avec un vent de face d’entrée de jeu.

Mon autre inquiétude concerne le choix du cycle jour/nuit. Certaines quêtes demandent de venir la nuit dans la zone. A moins qu’il n’y ait une touche pour accélérer le temps (que je n’ai pas trouvé), le cycle est très long et demanderait donc de patienter de très longues minutes dans une zone vide (puisque la seule chose à y faire et d’attendre la nuit). L’autre option serait de changer de zone pour accélérer le temps, ce que j’ai tenté pendant une dizaine de minutes pour saisir combien de temps me mettait tel trajet de sorte à revenir dans la zone avec le bon créneau.

Autant être clair, ce n’était pas amusant. Et c’est pourquoi je le note dans ce test, pour que potentiellement les développeurs prennent le temps de revenir sur ce cycle qui n’est pas une mauvaise idée, mais ne laisse pas suffisamment de choix au joueur.

Les points positifs

J’ai en revanche beaucoup apprécié naviguer sur ces eaux et les batailles navales sont assez drôles. Le jeu est sur ce point plutôt bien construit !

De nombreuses améliorations semblent être à votre disposition et je pense que l’armée que vous pourrez avoir à la fin du jeu doit être vraiment impressionnante !

Aussi, je note que les voix des personnages sont des voix en « yaourt », les joueurs de Ôkami ne seront pas perdus et les musiques du jeu, sans être transcendante restent agréables à l’écoute et s’équilibrent bien avec le ton décalé du jeu.
Enfin, je dois dire que j’ai aimé le ton « pirate » du jeu. Dans tous les textes, tout y était accentué à la manière d’un pirate cliché et cela me permettait vraiment d’entrer dans l’ambiance du jeu.

En bref il était étonnamment immersif et je me demande à quoi il ressemblera le jour de sa sortie !

En conclusion

Sail forth est un jeu indépendant bien sympathique si vous aimez le farm et une ambiance pirate mignons avec des chats. C’est tout à fait le genre de jeu sur lequel nous pouvons passer bien plus de temps que l’on ne l’imagine tout en restant bien accroché.

La navigation, bien que parfois frustrante, est très bien retranscrite. Les combats sont amusants mais on notera un certain « vide » dans des zones qui amènent juste à changer très vite d’endroits. Le cycle jour/nuit est également à revoir et la difficulté du jeu m’est apparu comme légèrement trop élevé pour un indépendant qui a les capacités d’attirer du monde.

Ma session s’est arrêtée après un combat contre un boss de fin de zone, et j’ai encore en travers de la gorge cette défaite ^^ Il n’est pas exclu que je me relance dans le jeu pour montrer qui est le pirate ici !


Page Steam du jeu : https://store.steampowered.com/app/1031460/Sail_Forth/

N°2 : Sable

Développeur : Shedworks

Editeur : Raw Fury

Genre : Aventure

Plateformes : PS4, PC, XONE

Sable c’est ce petit jeu indé qui vous fait de l’œil tout de suite. Présenté lors de l’E3 2018 il avait su intriguer de nombreux joueurs par une direction artistique originale non sans rappeler Creature in the Well.

Cette démo de Sable nous laisse entrevoir une partie d’une vaste map ainsi que différentes mécaniques de jeu. Là où j’imaginais le jeu être un indé à la Journey, il se trouve que nous sommes face à une sorte de RPG d’exploration dans un monde semi-ouvert.

Vous y incarnez Sable, héroïne éponyme souhaitant quitter son village natal. Le jeu traitera alors des thématiques de l’émancipation en tant qu’adulte. Pour ce qui est du scénario vous aurez juste à réparer votre propre speeder pour parcourir les vastes étendues qui se présentent à vous. Votre tâche consistera dès lors à chercher différentes pièces dans cette zone. Excuse toute trouvée pour forcer le joueur à explorer cet univers.

Du côté du Gameplay, je n’ai rien noté de spécialement innovant, c’est de l’escalade et de la plateforme 3D. ça fonctionne bien même si les points d’accroches donnent parfois lieux à de petits bugs. En clair, vous allez monter une colline, parler à un personnage, chercher son objet et le lui ramener. Il n’y a pas de combats, pas de barre de vie, vous ne pouvez même pas mourir.

Tout cela fait de Sable un jeu particulièrement apaisant et qui n’exige pas grand chose de vous, si ce n’est de l’immersion dans son univers.

Mais ce qui est intéressant, et vous l’aurez deviné avec les photos, c’est bien cette DA qui est juste sublime, on se sent véritablement immergé dans ces décors. Ils ne paraissent pas vides et rendent l’exploration vraiment agréable. Le mélange désert et technologie, rappelant Journey ou tout simplement la planète Tatooine de Star Wars font de ce lieu quelque chose de connu et amène le joueur à se dire : cet endroit m’est familier, je veux voir autre chose. Tout comme Sable elle-même souhaite changer de lieu.

Et d’ailleurs, l’exploration est en fait le point le plus réussi de cette démo. Au détour d’un voyage pour chercher tel objet, vous apercevez une montagne au loin. Et pourquoi ne pas y aller ?
J’avais toujours cette envie de retourner explorer la zone et ça c’est un gros plus !

Aussi, lors de l’arrivée dans le menu du jeu, une musique très douce est jouée et elle est vraiment de qualité, ce qui laisse entrevoir une assez bonne BO pour Sable !

En revanche, il me faut mettre certaines choses en évidence. Le jeu avait d’assez grosses chutes de FPS par moments et j’ai également noté quelques soucis de game design. Notamment lors de quêtes indiquant tel objet à trouver qui n’en indique l’emplacement qu’une seule fois, et si vous redemandez au personnage, il ne répète pas les informations. Ce qui peut, sur des quêtes plus longues, poser de véritables soucis.

J’ai vraiment apprécié cette démo de Sable et il fait partie des jeux indés avec un style particulier que j’aimerais tester lors de la version finale !


N°3 : A Juggler’s Tale

Développeur : kaleidoscube

Editeur : Mixtvision

Genre : Plateformer, Side-Scroller, Puzzle

Plateformes : PC, PS4, XONE, SWITCH

Ladies and Gentlemen! Come in, Come in! In the mood for a story, are we?

Il semblerait que les jeux comme Unravel, Limbo ou bien Inside aient la côte en ce moment. A Juggler’s Tale se présente comme un jeu de plateforme à la progression linéaire (side scroller 3D) dans le monde faussement onirique d’un théâtre de marionnettes.

Vous incarnez une jeune poupée prénommée Abby, dont les mouvements sont dirigés par un marionnettiste peu scrupuleux et votre objectif sera de progresser dans son univers. Par ailleurs, votre « maître » sera également le conteur de votre histoire et en discutera ou moquera les moindres détails.

Ce qui m’a plu dans cette démo est avant tout ce mélange particulier dans la DA qui tournera tantôt sur des effets en papiers cartons en fond, tantôt plus généralement sur un monde 3D qui oscille entre le beau, le festif et le sombre, le triste. Cette espèce de contraste se retrouve très vite imbriqué dans A Juggler’s Tale et offre aux joueurs un cocktail plutôt réussi dans l’ascenseur émotionnel.

Au-delà de l’aspect graphique, les musiques sont également de bonne facture et ont pour le moment toujours bien retranscrit ce que les évènements suggèrent. De plus, l’ajout d’une voix off venant narrer nos aventures rend toute la situation vécue comme quelque chose de non intime.

C’est-à-dire que les histoires de ce genre de jeu sont très proches du joueur, nous sommes en permanence les seuls à savoir ce que nos personnages traversent et nous également les seuls à connaître la méthode utilisée pour se dépêtrer de situations toujours plus sordides. Désormais, avec A Juggler’s Tale, nous ne sommes plus exclusifs dans la relation avec le personnage. On se sent regarder par le narrateur mais également par les personnes qui pourraient regarder ce spectacle. Ce sentiment d’être épié sur toute son aventure donne un ton très intéressant au jeu et j’aimerais développer ça dans un article à l’occasion « Que veut dire être vu ? ».

Pour ce qui est du Gameplay, c’est très classique de ce genre de jeu, vous avancez, vous rencontrez un obstacle et vous trouvez la solution de l’énigme. Jusque-là rien de bien surprenant. MAIS, petit point qui rappelle ce qu’Unravel avait essayé, vous êtes attachés, des fils sont suspendus au-dessus de vous. Par conséquent il vous faudra toujours résoudre l’énigme de sorte que les fils passent aussi et n’empêchent pas votre fuite.

En conclusion, A Juggler’s Tale apporte un petit vent de fraîcheur dans les jeux d’aventure de ce genre. Cette fois-ci, vous n’êtes pas seul face à votre personnage, vous êtes vus de tous et par-dessus-tout il vous faudra vous libérer des entraves de ce marionnettiste conteur qui est accessoirement votre pire ennemi. J’ai grand espoir que la thématique de ce jeu tourne autour de la capacité à se défaire de ses propres entraves et nous aurons le plaisir de voir ça dans le courant de l’année 2021 ! 😊


N°4 : Tunic

Développeur : Andrew Shouldice

Éditeur : Finji

Genre : Zelda-like, Aventure, Action, Donjon

Plateformes : PC, XONE

Tunic c’est un peu l’inconnu qui s’est glissé dans cet évènement du démo game fest. Je n’en avais jamais entendu parler et pourtant j’essaie toujours de suivre au mieux l’actualité sur les jeux indépendants. Quelle ne fut pas ma surprise en le voyant être développé par une seule personne du nom d’Andrew Shouldice, un canadien jusqu’ici inconnu au bataillon.

Le premier élément qui me séduit fut la couverture du jeu, n’étant pas sûr de pouvoir l’utiliser pour question de droits je vous invite à la trouver sur sa page Steam. Mais il faut le dire, ce petit renard est TROP MIGNON.

Une fois le jeu lancé, je me retrouve sur une île, non armé et visiblement perdu. Ce n’est qu’en trouvant un bâton que je compris qu’il faudra se battre pour progresser dans cet univers pour le moins enchanteur. Quelques slimes anéantis plus tard, je pénétra un donjon, le premier du genre. Je me fis royalement défoncer. Contrairement à toutes les apparences qu’il suggère, Tunic est un jeu plutôt exigeant dont le but sera de vous tuer jusqu’à ce que vous en compreniez les mécaniques. Une touche pour frapper, une pour défendre, vous aurez le droit à des roulades… tiens donc.

Il semblerait que nous soyons revenus au gameplay des premiers jeux de la licence Zelda tout en y ajoutant une touche de dynamisme, et ce n’est clairement pas pour me déplaire. Sans y aller par quatre chemins, des sept démos que j’ai pu tester, Tunic fut de loin ma préférée. Retrouver un gameplay exigeant et jouissif dans un monde prétendument onirique fait précisément mouche dans mon petit cœur de joueur.

La vue du dessus est bonne et la caméra ne m’a pas semblé vouloir commettre de siennes. Le jeu n’a pas non plus présenté un quelconque bug. Tout ce que je puis dire, c’est que je veux en connaître la suite. Avancer avec ce petit renard tout en faisant mon maximum pour ne pas qu’il se fasse massacrer était un challenge particulièrement bon. Je ne manquerais pas de mettre la main sur la copie finale de ce jeu et de poursuivre les aventures de Tunic.


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