Développeur : Future Cat LLC

Éditeur : Degida

Genre : Pixel Art, Indé, Aventure, Exploration

Plateforme : PC

Bonjour à tous et bienvenue sur ce test de OneShot. Un jeu indépendant que j’ai eu le plaisir de découvrir grâce à des discussions entre passionnés. C’est d’ailleurs dans un forum autour de Outer Wilds que le nom de OneShot a été évoqué. Ceci pour la simple raison que les thématiques se trouvent être assez similaires mais je n’en dirais pas plus…

Mais plutôt que de faire une description rapide, je vais laisser la parole à Niko :

« Bonjour à vous les lecteurs du test sur OneShot, je crois comprendre que vous venez du même monde que Dissertoplay ?
Vous êtes dons plusieurs là-bas aussi… Je me présente je m’appelle Niko, je me suis réveillé dans un monde bien étrange où tout est
devenu sombre. A côté de moi se trouve une lumière forte, réconfortante… chaleureuse.
C’est le soleil ! Et je dois le ramener tout en haut de la tour pour faire revenir la lumière dans ce monde. Mais pour cela je vais avoir besoin de vous, toutes les solutions ne se trouvent pas dans mon monde et il paraît que vous seuls pouvez voir au-delà des frontières. S’il-vous-plaît, restez avec moi… J’ai besoin de vous pour accomplir ma quête.
« 


Je pense que Niko a tout dit, vous pouvez revenir avec moi désormais. OneShot se présente comme un jeu très différent de la norme, il va directement placer votre ordinateur comme un élément central du gameplay. Sans attendre nous allons entrer dans les détails :

Quel est le concept ?

Joueurs de Undertale et peut-être de Doki Doki Litterature Club vous êtes ici en terrain connu ! OneShot est de ces jeux qui aiment s’amuser en dehors de l’application elle-même. Je vous rassure tout de suite, il n’y a rien qui va endommager votre PC et l’application ne peut toucher qu’à un nombre très restreint d’éléments, notamment son propre dossier dans votre ordinateur.

Par moments, des informations sur l’avancement de votre quête ne se trouvent pas dans le monde où votre personnage se situe. Vous vous connectez à un ordinateur, une voix s’adresse non pas à Niko mais bien à vous directement. Celle-ci peut par exemple vous dire :  » La solution à la traduction de ce texte se trouve dans vos documents » Et lorsque vous ouvrirez l’onglet « mes documents » de votre ordinateur, vous trouverez un fichier « oneshot » et en l’ouvrant il y aura effectivement la solution de la traduction.

C’est un procédé très malin qui place le joueur dans une certaine situation d’inconfort et de supériorité en même temps. On se demande très vite comment le jeu peut fonctionner ainsi, jusqu’où peut-il aller ?
Pour ce qui est de la supériorité, il y a cet aspect de « vous seuls pouvez aider Niko par votre ordinateur » qui est très présent dans le jeu. Niko s’adressera à vous comme à un Dieu amical dont il a besoin pour progresser. (Lui-même se fera appelé Messie par les habitants de ce monde.)

Le pixel art de toute beauté

Ce monde parlons-en justement. Niko vous expliquait tout à l’heure qu’il était sombre. C’est bien pire que cela. Privé de son soleil, le monde se meurt petit à petit et bientôt tous ses habitants disparaîtront. Comme si cela ne suffisait pas, un mal étrange et toxique ronge l’environnement et rend certaines zones autrefois essentielles aux échanges, totalement inaccessibles. Perdu dans ce flot de malédictions, les habitants des différentes régions se replient sur eux-mêmes et tentent de survivre face à l’inéluctable apocalypse…

Inéluctable, pas vraiment non plus car Niko, le messie et vous, son dieu, allez faire équipe pour résoudre différentes situations par votre ingéniosité et votre objectif sera de remettre le soleil (une ampoule) au sommet de la grande tour. Cela aura pour effet de restaurer la lumière et ne pas condamner le monde à l’extinction.

Ici, il n’y aura pas de violence ou de combats, le jeu s’accomplit uniquement grâce à votre tête, par la combinaison d’objets à donner à tel ou tel PNJ et il vous faudra démêler les différentes étapes pour finalement accéder à la zone suivante. Mais soyez sans crainte, OneShot n’est pas un jeu que je qualifierai de difficile par ses énigmes, il est même relativement simple si vous entrez dans sa logique.

Cette aventure sera donc pour vous l’occasion de vous détendre. Je vous invite à prendre votre temps et à vraiment profiter du jeu et sa proposition, les dialogues sont assez nombreux et quelques quêtes secondaires viendront ajouter des détails à l’histoire principale.

Un conte philosophique

Nous voici au cœur de ce qui fait pour moi le piment de cette aventure, j’ai eu le sentiment d’être bercé entre Candide de Voltaire mais aussi et surtout Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Une grande partie des discussions que vous entretenez avec les PNJ amènent à des réflexions qui vous toucheront en fonctions de vos affinités.

J’ai notamment perçu cette histoire comme une réécriture du Petit Prince où Niko incarnerait le Prince et va rencontrer différents personnages cantonnés à un seul rôle dont le but est d’offrir un éclairage sur une fonction individuelle utile au groupe ou simplement un point de vue sur le monde.

Si on m’avait demandé à un moment dans le jeu de dessiner un mouton, ça ne m’aurait pas étonné ! Mais attention, loin du plagiat nous sommes ici dans une histoire tout à fait différente mais dont la portée philosophique se rejoint.

Bien sûr, au-delà des échanges, c’est votre voyage lui-même qui pose les questions et le voyageur également. Cette désincarnation du personnage est un thème peu exploité dans les jeux vidéos. Nous avons accepté que le jeu vidéo nous fasse incarner un personnage, que l’on devienne le protagoniste de l’histoire. Bien sûr, nous pouvons aussi simplement le suivre dans son histoire jusqu’à la fin du scénario mais cela n’apporte pas ce que OneShot propose.

Échanger directement entre vous et le personnage principal est quelque chose de tout à fait singulier qui je pense pourrait à l’avenir mener à de très grands jeux (comme OneShot).

Confronté à ce miroir qu’est le personnage, ce n’est plus son reflet que vous observez, mais bien le vôtre. Félicitations, le quatrième mur vient d’être anéanti.

Une bonne discussion autour d’un pancake…

La direction artistique

Étonnamment assez peu habitué du pixel art, j’ai adoré le travail aussi bien graphique que musical sur OneShot. Les couleurs sont sublimes et chacune des zones se distingue parfaitement de la précédente, même lorsque le jeu prend une direction urbaine, nous restons totalement dépaysé et ça fait franchement du bien de sortir de la réalité pour suivre la quête de Niko. Par ailleurs, je trouve le chara-design excellent, notamment celui de Niko auquel on s’attache extrêmement vite !

Au niveau musical, c’est la mélancolie qui règne en maîtresse dans les différents thèmes, nous sommes après tout dans un monde qui se meurt. Mais de temps à autres, les situations et personnages hauts-en-couleurs vont être accompagnés de musique plus loufoques et adoucissent l’ensemble du jeu.
Vos sessions de OneShot sont en un sens doucement agréables, vous savez ce monde en difficulté et vous ressentez les thématiques au travers des musiques proposées par le jeu.

Endgame et conclusion

OneShot est une expérience d’environ 5-6H pour un premier run, le prix du jeu étant fixé à 9,99€ je trouve ça très honnête par rapport à l’expérience qu’il offre. De plus, un mode Solstice est « proposé » qui constituera une fin supplémentaire à l’histoire en vous demandant de faire le jeu dans sa difficulté d’origine (pas de sauvegardes hors des lits). Ce qui fait donc monter la durée de vie à environ 9H en connaissant bien le jeu.

OneShot est pour moi unique en son genre. Bien que Doki Doki Littérature Club et Undertale travaillent également le thème du quatrième mur, c’est bien ce jeu qui parvient le plus à faire ressentir au joueur cette connexion avec le personnage.
Avec sa direction artistique pour le moins superbe et ses thématiques philosophiques évoquant Le Petit Prince, c’est avec une certaine conviction que je pense que l’expérience OneShot a tout pour vous plaire.

Rejoignez ce monde et Niko au plus vite, il a besoin de vous pour restaurer la lumière. Il se sent terriblement seul sans nous… Et honnêtement, êtes-vous capables de laisser ce petit bonhomme dans sa solitude ?

Points positifsPoints négatifs
(+) Niko, tout son être est attachant(-) Il se peut que vos défenses PC s’affolent (rassurez-vous il n’y a pas de problèmes avec le jeu)
(+) Une direction artistique « pixel art » magnifique
(+) Le quatrième mur se fait exploser pour votre plus grand plaisir
(+) Un Gameplay simple et innovant
(+) Un univers vraiment attirant
(+) Petit prix (9,99€)

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